M. Soro a fait savoir que « ces reliques exhumées » en vue de porter atteinte à sa personne « feront l’objet d’un traitement judiciaire » tout en annonçant avoir « donné plein pouvoir à  (ses) avocats aussi bien à Abidjan qu’en Europe, d’engager des poursuites ».

Le procureur de la République de Côte d’Ivoire, Richard Adou a dévoilé, à Abidjan,  il y a quelques jours un enregistrement sonore présentant une personne comme M. Guillaume Soro,  échangeant avec un interlocuteur dont l’identité n’a pas été indiquée.

« Contrairement à ce que le procureur a dit dans sa déclaration liminaire, il ne s’agit pas de propos interceptés au cours d’une écoute téléphonique,  mais plutôt d’une conversation qui date de 2017 », a précisé M. Soro sur cette première tentative d’espionnage contre lui.

« Alors que mes relations avec le président de la République commençaient à se distendre, je suis entrepris par un homme d’Affaires au motif de me porter secours selon ses propres termes à la tentative d’assassinat qui serait l’objet de la part du régime d’Abidjan », a-t-il souligné.

« Suspicieux, je pris la décision heureuse d’informer les services secrets d’u pays européen et des diplomates. Dès lors que nous nous sommes aperçus qu’ il s’agissait d’une opération montée de toute pièce depuis Abidjan en accord avec les dits services, nous y avons mis un terme », a-t-il, poursuivi.

Il a assuré que ses avocats mettront à la disposition du public les échanges de correspondance qui font foi de sa « sincérité ».  Du reste, il a « évoqué en son temps la question avec le président de la République », laissant les Ivoiriens juger de la sincérité des deux versions qui leur sont servies.

M. Soro s’est interrogé « comment expliquer l’inaction du président face à ces faits graves dès réception dudit audio ».  En ce qui concerne l’affaire de l’acquisition de la résidence qu’ il habite à Marcory, dans le Sud d’Abidjan, il a dit que l’opération s’est passée de façon « régulière ».

Pour lui, le mandat d’arrêt lancé contre lui pour complot contre l’autorité de l’Etat, recel de deniers publics et blanchiment de capitaux, a été soulevé par le pouvoir pour le « combattre » en tant qu’opposant, d’ailleurs déclaré comme candidat à l’élection présidentielle de 2020.

« Ce mandat d’arrêt lancé contre moi, est politique, injuste et infondé, je le considère comme une trahison », a estimé l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, qui est en rupture de confiance avec son mentor Alassane Ouattara.